En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation adaptée à vos centres d'intérêts et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus sur notre politique de cookies.

mercredi 23 août 2017
S'inscrire?

Publié le
Réagir Imprimer Envoyer Partager Partager sur facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur Linkedin
share-logo
L'ONU annonce une prochaine reprise du dialogue à Chypre_1
Un garçon chypriote se tient devant un panneau délimitant la zone contrôlée par l'ONU sur l'île de Chypre, séparant l'Etat de Chypre au sud et au nord le territoire contrôlé par les Turcs, le 8 décembre 2012 - Photo de Florian Choblet - AFP/Archives ? 2015 AFPafp logo
Partager
Nicosie (AFP)

Les pourparlers sur la réunification de Chypre, à l'arrêt depuis six mois, doivent reprendre dans les prochaines semaines à la faveur d'un apaisement des tensions liées aux richesses énergétiques de cette île méditerranéenne divisée depuis quatre décennies.

C'est l'envoyé spécial de l'ONU Espen Barth Eide qui a fait cette annonce mardi à la presse à Nicosie, sans avancer de date précise. Mais il a évoqué une relance des négociations après l'élection du dirigeant chypriote-turc lors d'un scrutin à deux tours débutant le 19 avril.

L'île est coupée en deux depuis l'invasion en 1974 de son tiers nord par la Turquie en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher l'île à la Grèce. La partie sud majoritairement hellénophone est gouvernée par la République de Chypre reconnue par la communauté internationale; celle du nord est dirigée par la "République turque de Chypre du Nord (RTCN)", entité autoproclamée reconnue uniquement par Ankara.

Les pourparlers pour réunifier le pays traînent depuis des années sans enregistrer de véritable percée sur les principaux sujets -le partage du pouvoir, les droits de propriété et les ajustements territoriaux.

Chypriotes-grecs et Chypriotes-turcs se sont mis d'accord pour reprendre les négociations sous l'égide de l'ONU "dans plusieurs semaines, et pas plusieurs mois, à partir d'aujourd'hui", a déclaré M. Eide.

"Je crois fermement que 2015 sera une année décisive, dans la bonne direction", a ajouté le diplomate norvégien, en espérant parvenir à un "compromis stratégique". "Les deux camps conviennent que le moment est opportun" pour reprendre le dialogue.

- 'Fenêtre d'opportunité' -

"C'est une fenêtre d'opportunité qui ne va pas rester ouverte à jamais. Ce pays doit trouver une solution, c'est possible, chaque question peut être réglée s'il y a une volonté", a dit M. Eide, en déplorant, en réponse à une question, qu'un "certain nombre de gens sont satisfaits qu'il n'y ait pas de solution".

"Le gouvernement turc appuie avec force la réunification de l'île. Il existe un fort engagement et intérêt de la Turquie et des autres pays" pour une solution, selon lui.

Outre les divergences politiques entre les deux camps, la découverte d'importantes réserves de gaz au large de Chypre avait redonné un coup de fouet aux discussions et généré de vives tensions entre Nicosie et Ankara.

Le président Nicos Anastasiades et le chef de la RTCN Dervis Eroglu avaient relancé en février 2014, après deux ans de suspension, les négociations de nouveau interrompues en octobre 2014.

A cette date là, les Chypriotes-grecs s'étaient retirés des pourparlers pour protester contre des prospections maritimes de la Turquie dans leur zone économique exclusive (ZEE), considérant cela comme une tentative de violer leur droit à exploiter leurs ressources gazières et pétrolières.

La Turquie avait envoyé un bateau pour sonder les fonds marins dans la ZEE au large des côtes sud de l'île. Mais ce navire avait ensuite quitté la ZEE, au moment où le consortium italo-coréen ENI-Kogas et le Français Total annonçaient ne pas avoir trouvé de réserves exploitables.

- Querelle Chypre/Turquie -

De plus, un avis publié préalablement à d'éventuelles nouvelles recherches a expiré le 6 avril sans que la Turquie ne le prolonge, une attitude qui favorise une relance des négociations.

La République de Chypre, membre de l'Union européenne, a néanmoins averti qu'en cas de nouvelle violation de sa ZEE, elle se retirerait à nouveau des négociations.

Ankara est opposée à ce que la République de Chypre exploite les réserves en hydrocarbures découvertes au large de ses côtes avant un accord sur la réunification, afin de permettre à tous, Chypriotes-grecs comme Chypriotes-turcs, de bénéficier des retombées.

Pour les Chypriotes-grecs, l'exploitation des richesses gazières ne doit pas être suspendue à un compromis.

Chypre ambitionne de devenir une plate-forme gazière régionale depuis la découverte en 2011 d'importantes réserves dans le champ Aphrodite. Les premières estimations les évaluaient à entre 100 et 170 milliards de m3 de gaz.

Déposez un commentaire
Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)
Image CAPTCHA
Entrez les lettres affichées dans l'image, sans espaces.

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation de corsematin.com. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération